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Posts Tagged ‘maison’

Etre maman freelance c’est aussi…

- Tenter la rédaction d’un article sur fond des « Barbapapas ».

- Avoir un client au téléphone et devoir s’interrompre parce que  » Maman tu viens me suyerrrrrr« 

- Entendre une petite voix flutée seriner: « Maman où elle est ma baguette magique? Où ça dans la caisse rose? Je peux te faire de la magique? Viens par ici Maman!  » et plus globalement, accepter l’idée de travailler avec une fée dans son salon.

- Devoir de faire une pause à midi pile et de manger des coquillettes au beurre avec un bonhomme dessiné au ketchup. Pareil à 16h version fraises à la chantilly et aux « boulettes au chocolat ».Et tant pis pour l’article en cours.

- Voir son espace de travail se remplir de bouts de papiers, de post-it decoupés, de pâte à modeler, de feutres sans bouchons et autres vêtements de poupée.

- Gratter 5 minutes de silence avant d’entendre  » Maman tu m’as pas maquillée!  maman! Maaaaaamaaaaaaaaan« Maman, tu peux sentir mon petit doigt? Mamaaaaaaaaaaaan »

- S’atteler à un support de formation et se retrouver comme par magie à monter une ferme en plastique sur le tapis du salon.

Pas d’autre solution pour en sortir vivant que de remettre les tâches les moins urgentes à plus tard, accepter l’idée qu’on ne pourra pas être très créatif ce jour là et se concentrer sur l’administratif, le tri, ou toute autre tâche qui ne demande que peu de concentration, souffler un  bon coup et surtout, surtout, garder en tête qu’on aime ce mini tyran domestique, sisi!



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5 raisons pour lesquelles je ne serais jamais Carrie Bradshaw

Comme Carrie Bradshaw, l’héroïne new-yorkaise de la série  » Sex and the City »j’écris et je travaille de chez moi.Malheureusement, la comparaison s’arrête là…

1/ Carrie travaille sur son lit. En sous-vêtements. 

Bon. je vois déjà trois inconvénients majeurs à ça:

-  Si je travaille en sous-vêtements, je suis sure que le rendu sera beaucoup moins  « Victoria’s Secret » ( je me promène rarement en nuisette en soie des Bahamas chez moi et mes cheveux au reveil ressemblent plus à un nid qu’à une cascade de boucles d’or)

- Avoir un client au téléphone alanguie sur mon lit en petite culotte me donnerait plus le sentiment de travailler comme hôtesse de charme que comme rédactrice je crains que mon interlocuteur ne se doute de ma presque nudité  rien qu’au son de ma voix…

- Je n’ai jamais su travailler sur mon lit. Ca date de l’époque du lycée: si j’essaye de faire fonctionner mon cerveau sur mon King Size, je me réveille une heure plus tard l’air hagard et le Mac en surchauffe.

2/ Carrie a plein d’amis et passe beaucoup de temps au téléphone avec eux

Depuis que je suis freelance, mes amis se nomment URSSAF, RSI, Trésor Public ou  DIRECCTE. Je les ai tous les jours au téléphone moi aussi, en revanche on parle plus cotisations et prélèvement libératoire que sexfriends et compagnie, dommage.

3/ Carrie n’est jamais dérangée dans son travail. 

Toujours sur son lit, Carrie tapote sur son clavier, un léger sourire sur les lèvres, au summum de sa concentration.La concentration. C’est peut être LA grosse différence entre Carrie et moi: Carrie n’a pas d’enfant. Et qui dit enfant dit zéro concentration, impossible, nada: pas d’enfant pour taper sur « envoyer » sur un mail en cours de rédaction, pas d’enfant pour tartiner le clavier de céréales, de gateau écrasé ou de tourte autre matière gluante, pas d’enfant pour crier  » Mamaaaaan j’ai fait caca » en plein brainstorming client, et ça, ça fait toute la différence.

4/ Carrie est toujours impeccable :

Branchée, lookée, mais aussi épilée, maquillée, Carrie ne connait pas ( encore) le sentiment de victoire de celle qui a eu le temps de s’épiler les sourcils pour la première fois depuis des semaines ( les enfants sont chez la grand-mère).

5/ Carrie aime beaucoup les Mojitos. Mais vraiment beaucoup.

Sérieusement, Carrie, moi aussi j’adore ça, mais qui peut descendre autant de Mojitos tous les soirs  et se remettre à bosser le lendemain matin comme si de rien n’était? One Mojito a way keep the Doctor a way ( « Un Mojito par jour éloigne le docteur ») ?

En fait, si j’étais Carrie Bradshaw…

… je travaillerais sur mon lit en culotte de grand-mère sur un ordinateur en surchauffe en discutant le bout de gras avec mes amis de l’URSSAF et ma voix de Barry White( la faute aux mojitos), une lingette dans une main et un bébé sur les genoux…

… et c’est peut- être aussi bien comme ça!





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Une journée de Freelance…

« Tu travailles de chez toi? quelle chance! »: voici ce que j’entends fréquemment quand j’aborde ma vie professionnelle. Les gens ont l’air de trouver ça absolument formidable. Et je crois que c’est parce que dans l’imaginaire collectif, une journée de Freelance, c’est ça:

8:00: Le réveil sonne. 

8:02:  la Freelance l’éteins et se rendort

10:00: La Freelance ouvre lentement un oeil, puis l’autre et s’étire comme un chat avant de se préparer un petit déjeuner de championne: croissant, tartines, café et jus d’Orange pour l’energie!

10:45:  La Freelance aime prendre soin d’elle, ça tombe bien, elle a le temps: elle se fait couler un bain aux sels de la mer morte avant de s’oindre le corps de lait d’anesse. Mais si elle veux , la Freelance peut tout aussi bien ne pas se laver du tout et se contenter d’enfiler un jogging et de nouer ses cheveux gras en queue de cheval: elle a le choix et c’est ça qui est bien!

12:00: brushing, mascara, la Freelance  file au sushi bar déjeuner avec une copine!

14:00: De retour chez elle, la Freelance s’octroie une petite sieste, histoire de recharger les batteries avant de s’y mettre.

15:00: Au boulot!

16:00: Il est déjà temps d’aller chercher les enfants à l’école: la Freelance se console en se disant qu’elle pourra travailler ce soir. Ou pas.

Sympa non? De quoi faire rêver nombre de salariés enfermés dans des bureaux éclairés au néon! Allez on  lève le voile, une journée de Maman Freelance, dans la réalité, c’est ça:

7:15 : Le réveil sonne. La Freelance court prendre sa douche avant le coup de feu.

8h15: Petits déjeuners, toilette de chat, habillage, la grande part à l’école, la petite chez la nounou

8h30: 12h00 : Boulot

12h00: La Freelance mange une dizaine de surimis qu’elle fait couler avec du Soda light devant le frigo ouvert.

12:10: Appel de l’école: « La grande est fiévreuse, et comme vous ne travaillez pas… »

13:00- 15:00: Tente quelques appels clients en essayant d’étouffer les bruits de dessin animés qui filtrent du salon. Ecrit en tapant d’une seule main, l’autre servant à cajoler l’enfant malade.

15:02- 16h00: enchainement de tentatives désespérées et complètement irréalistes pour occuper l’enfant plus de 5 minutes d’affilées

16h 20: Départ en catastrophe chez la nounou, la journée est fichue.

22:00: Retour devant l’ordinateur pour tenter de terminer les tâches les plus urgentes. Coucher dans une heure… ou pas.





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