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Archive of ‘Elles sont freelances’ category

Appoline Point : « Pour les créatrices, le web est une opportunité formidable » (Attention cadeau)


 Petite, Selma rêvait d’être patissière, écrivain et créatrice de bijoux. Aujourd’hui, cette jeune maman partage son temps entre ses petits élèves et son bureau-labo dans lequel elle concocte et fabrique des kits de ressources plein de conseils et d’astuces à destination des créatives entrepreneuZ pour apprendre à s’organiser et à rester motivée sur la route du succès.Portrait d’une touche à tout:

Qui est tu Selma? 

J’ai un peu de mal à cocher des cases :-) Je suis une touche à tout! Je suis née en France, j’ai grandi au Maroc, passé mes vacances un peu partout, étudié en Espagne (et en France aussi)… J’aime le changement et l’anti-conformisme…dans le respect de l’autre. Je n’arrive pas à accepter le statut quo, à me fondre dans la masse. Les systèmes m’oppressent. Alors je suis en train de déployer mes ailes, yuhu ! Et puis là, tout de suite, j’ai 34 ans, 2 p’tits gars, j’essaie d’écrire en berçant du pied le transat du petit et de convaincre le « grand » que non, ce n’est pas l’heure de se réveiller !

Quelle est ton activité?

 C’est le comble alors qu’on a du mal avec les systèmes : en ce moment, je suis prof des écoles. Comme je suis passionnée par l’enfance, j’ai pensé que je pourrais être plus créative, plus indépendante dans une classe que dans une entreprise. Mais non, en fait ! L’institution est écrasante. J’ai essayé de me couler dans le moule, mais décidément, ce n’est pas pour moi. J’en garderai des supers souvenirs avec les enfants, et de grandes amitiés avec des collègues : mais je n’y resterai que le minimum !

Tu as créé un site de ressources pour créatrices peux tu nous en dire plus?

Tout est lié ! Il y a 2 ans, j’ai posé des questions lors d’une demi-journée de formation continue. Et tu sais ce qu’on m’a répondu ? On m’a dit… « Les questions ne sont pas prévues ». ça a été un énorme déclic moi, une intense réflexion sur le sens du travail. Qu’est-ce que ça veut dire ça, de travailler sans pouvoir poser de questions ? continuer quand à l’intérieur on a envie de passer à autre chose ? Et j’ai décidé d’aborder la question différemment et de chercher ce que je pourrais faire qui me plaise tellement que j’aurais envie de me coucher plus tard et de me lever plus tôt pour ça.

Quelque chose aussi qui grandisse avec moi et me laisse la possibilité d’évoluer. J’en suis revenue à la création et à l’indépendance. A mes rêves d’enfant, quand je voulais devenir pâtissière+écrire+fabriquer des bijoux. Sauf que là, je me suis retrouvée seule au milieu de nulle part. Pas d’infos, pas de réseau : mes points d’interrogation et c’est tout. Alors j’ai décidé de construire une mine de ressources pour celles qui se lancent aussi dans l’aventure. Particulièrement les mamans, car nous n’avons pas les mêmes cartes ni les mêmes envies qu’un homme célibataire de 25 ans qui veut se lancer dans l’e-entreprenariat.

Il y a pas mal de « bruit pour rien » sur le Web. J’ai voulu au contraire un site clair, concret, pratique. Qui respecte le temps des personnes qui prennent le temps de me lire, et qui soit complètement indépendant. Et gratuit à 98% je dirais. Je projette en effet d’ouvrir une boutique en ligne pour mes créations, sans renoncement : je veux toujours écrire, et vendre mes bijoux.  Ecrire des livres et autres outils pour les créatives entrepreneuses et plus tard, des contes pour enfants. Ah si, ça fait que je renonce à la pâtisserie. Enfin on verra, peut être que je me mettrai aux gâteaux dans 15 ans !

Etre créatrice à l’ère du web 2.0, ça change quoi?

C’est génial! Je fais partie de la génération qui n’avait pas d’ordi quand elle a commencé ses études, qui a vu apparaître les 1ers téléphones portables (et la numérotation à 10 chiffres !) et les 1ères boîtes mails. Aujourd’hui c’est un peu l’infini des possibles comparé aux années fin 90/début 2000 ! Alors d’un côté, on peut être effrayée par cette webosphère omniprésente et chronophage… Mais on peut aussi décider d’apprendre à y nager dans une certaine direction. J’ai commencé à y tremper frileusement les doigts de pied, et je suis aujourd’hui épatée par les rencontres que j’y ai faites. C’est vraiment grâce au web que mes projets prennent forme et que je suis en contact avec des entrepreneuses que je n’aurais pas eu l’occasion de connaître autrement : regarde-toi par exemple, sur ton île ! Donc je dirais que le web 2.0 est vraiment une opportunité formidable pour les créatrices, que beaucoup n’exploitent pas, ou pas assez. ça fait peur, on ne sait pas comment ça marche. Et puis nous les femmes, nous avons 2 gros problèmes :

 1. Nous confondons souvent mettre notre travail en valeur avec de l’arrogance. On nous a appris à ne pas nous mettre en avant et nous avons beaucoup de mal à prendre confiance en nous. Nous avons peur de nous exposer, et c’est très dur de mettre notre travail (et donc nous-mêmes) en avant sur le web.

2. Nous avons trop besoin de l’avis et du feu vert des autres. J’ai lu les conclusions d’une recherche en psycho comportementale dans des écoles (aux US) : il est apparu que les garçons se faisaient 8 fois plus remonter les bretelles que les filles. Résultat : à l’âge adulte, nous sommes beaucoup plus sensibles à la moindre critique, au moindre signe de désapprobation. Nous avons moins l’habitude de nous imposer, et bien trop besoin de plaire à tout le monde, ce qui nous freine.

Donc le web 2.0 : une opportunité formidable pour les créatives entrepreneuses…qui vont devoir apprendre à oser !

 Travailles- tu de chez toi?

Oui et non ! Je suis en congé maternité, donc je suis pour l’instant chez moi. Et comme Rome ne se construit pas en 1 jour, et que je retournerai travailler à mi-temps en classe, et bien ce sera moitié moitié. Chez moi, nous avons installé…4 mètres de bureau avec des portes récupérées posées sur des tréteaux. J’ai une porte pour la partie écriture. Et une porte pour la partie manuelle : l’atelier à bijoux ! J’ai beaucoup de chance. Mais que celles qui croient qu’elles n’ont pas la place le sachent : nous sommes 4 dans un 3 pièces de 68m² ! C’est une question de choix : ici, place au minimalisme, le minimum d’affaires et de meubles, un tri régulier, une vraie optimisation de l’espace et finalement, nous ne sommes pas à l’étroit.

 Quels sont les conseils donnerais tu à celles et ceux qui se lancent?

  •  De s’accorder une vraie pause déjeuner sans écran : ni ordi, ni téléphone, ni télé. De manger correctement et de s’allonger après. Si entre les 2, on arrive à sortir prendre l’air, c’est formidable.

 

  •  De trouver un moyen (soit la discipline perso, soit des applis) de travailler sans interruption inutile : donc désactiver absolument toute notification venant des réseaux sociaux, trier les mails entrants soit en utilisant des filtres, soit en utilisant plusieurs boîtes mails. Voire débrancher le téléphone pour réussir à se concentrer 45 min non stop.

 

  •  De trouver une stratégie pour les tâches ménagères/la cuisine/les courses : …sinon c’est bien connu : vous êtes chez vous, donc vous êtes libres comme l’air et vous travaillez accessoirement. C’est vous qui ferez tout, et vous y perdrez beaucoup de temps. Alors discutez-en avec votre moitié, répartissez-vous les tâches et déléguez tout ce que vous pouvez (livraison de courses, femme de ménage, nounou…) Et si je peux faire un lien vers mon blog, j’avais écrit un article à ce sujet : 14 bonnes pratiques pour mamans créatives entrepreneuses.

 

 » Pour réussir il faut un bon mari » D’accord ? pas d accord? Quel est le rôle de ton conjoint dans l aventure entreprenariale?

D’accord+++ ! C’est la 1ère personne à qui j’en ai parlé et qui me soutient depuis le début. Honnêtement, je crois que dans mon entourage proche, c’est même le seul qui comprenne vraiment + qui ne m’ait pas dit « mais…tu vas renoncer à tes vacances ? » + qui n’ait pas plus ou moins essayé de me dissuader. L’installation de mon atelier, c’est lui. Le gros du ménage et le repassage, c’est lui aussi. Je fais des jalouses là ? On dit que le machisme passe par les femmes : je crois que c’est vrai. C’est à nous de ne pas nous auto-saboter, et de choisir des hommes qui nous soutiennent. Et réciproquement bien sûr ! C’est un vrai soutien mutuel.

 Pour conclure , quelles sont selon toi les  qualités essentielles pour entreprendre quand on est une femme?

 

  • Savoir lâcher prise avec son perfectionnisme, ce qui rejoint ce que je disais plus haut. Les femmes ont souvent des exigences très élevées avec elles-mêmes, ce qui entraîne un stress énorme en plus. Or il n’y a pas de moment idéal. Donc j’ai en vie de dire : commencez maintenant, tout de suite. Ou quelqu’un de moins perfectionniste que vous le fera à votre place.
  •  Apprendre à oser : car c’est un coup à prendre. Plus on ose croire qu’on peut faire les choses différemment, qu’on peut croire en ses rêves, moins ceux-ci ressemblent à des utopies. Donc si vous voulez entreprendre : osez, car tout ce qui est facile commence par être difficile.
  •  Apprendre à s’organiser. Mais vraiment. Pour éviter du perdre du temps et beaucoup d’énergie dans le tourbillon quotidien.

*C’est cadeau !*

Du 7 au 14 janvier, rendez-vous sur le site d’Appoline Point et recevez gratuitement les fiches conseils et les outils  pour apprendre à s’organiser au quotidien:

« Afin d’aider mes lectrices à mettre en place un système d’organisation qui leur corresponde, j’ai écrit une série d’articles sur le sujet + élaboré des outils qu’elles ont reçus par mail et qui n’ont été envoyés qu’une fois. Cliquez ici pour les recevoir vous aussi : je les enverrai aux lectrices de Elle & Freelance qui souhaitent mettre de l’ordre et de la facilité dans leur marathon quotidien! »





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La freelance et les tâches ménagères par Diane Ballonad Rolland

 

Diane Ballonad Rolland est consultante en organisation personnelle et mère de trois enfants. Passionnée par les problématiques liées à la gestion du temps et très impliquée dans les réseaux féminins, Diane a créé Zen et Organisée, son entreprise de  home- organiser, et aide les mamans débordées, stressées et fatiguées à prendre du recul et à ré-organiser leur temps et leurs priorités sans s’oublier. Une interlocutrice privilégiée pour faire la lumière sur une question nébuleuse pour nombre d’entre nous: faut-il oui ou non faire le ménage sur son temps de travail? 

 

 » Quand Aurélie m’a contactée la semaine dernière, elle voulait m’interviewer pour un article qu’elle projetait d’écrire : 5 bonnes raisons de ne pas faire le ménage sur ses heures de travail . 5 seulement ?…

Au fil de nos échanges, elle finit par me proposer d’être rédactrice invitée sur son blog et d’écrire ce billet dans son intégralité, ce que j’accepte avec plaisir car la question du ménage quand on travaille chez soi, à fortiori quand on est une femme, et encore plus quand on est maman, m’interpelle, et ce depuis des années !

J’ai travaillé chez moi (en tant que free-lance attachée de presse) pendant des années. J’y travaille encore, une partie de mon temps dit « professionnel », aujourd’hui en tant que conseil en organisation personnelle (free-lance encore) et pour écrire. C’est d’ailleurs sur ma table de séjour, et non sur mon bureau pourtant tout joli, que j’écris ce billet.

J’ai toujours, durant ces années, fait en sorte de bien cloisonner mes univers. Quand je travaille, je travaille. Et pour le coup, quand je ne travaille pas… je ne travaille mais alors, pas du tout ! Au tout début (je n’avais alors que 24 ans et j’étais déjà maman d’une petite fille), je poussais le vice jusqu’à m’habiller en tailleur /talons (ma période Wonderwoman…) pour être dans la peau du « personnage » quand j’avais mes clients au téléphone. Avant de démarrer ma journée, je sortais dans mon quartier d’alors (Alexandre Dumas dans le 11ème à Paris) pour aller prendre un petit café. Et quand je franchissais le seuil de la porte à mon retour, je n’étais plus chez moi mais au « bureau ». Il ne me manquait plus que les collègues, la photocopieuse et la machine à café !

Aujourd’hui, j’accompagne des femmes, mères actives pour la plupart, en les aidant à se réapproprier leur emploi du temps et à mieux s’organiser, au travail ou à la maison. Et parmi elles, des femmes qui travaillent chez elles. Certaines sont mampreneurs comme moi (entendez maman et entrepreneur), d’autres non. Mais toutes partagent la même problématique :

Comment travailler efficacement dans la journée sans se laisser absorber par les tâches ménagères ?

 Ah, les tâches ménagères… ! Que les choses soient claires : ce n’est pas parce que vous travaillez à la maison que vous devez, en faisant un détour par la cuisine, en profiter pour vider le lave-vaisselle (« ça prend 5 mn »), faire le lit vite fait, lancer cette machine de linge puisque vous êtes dans la salle de bains (« autant optimiser, non ? ») et puisque vous avez lancé la machine, pourquoi ne pas la la tendre dans la foulée, etc…

Le feriez-vous si vous travailliez à l’extérieur ? Non, vous le feriez le matin avant de partir ou le soir, ou le week-end ! C’est la même chose pour vous.  Pourquoi est-ce que ce serait différent ? Sauf, bien sûr, si vous décidez (mais là, on parle d’un choix conscient) que de telle heure à telle heure, vous consacrerez ce temps à telle et telle tâche, qu’il s’agisse de vous avancer pour ce soir parce que vous voulez passer une soirée tranquille en famille, ou parce que vous avancez plus vite quand les enfants ne sont pas à la maison, etc… Peu importe, finalement, tant que c’est un choix conscient.

Mais si j’avais un seul conseil à donner, ce serait bien celui-ci :

Considérer votre travail… comme un vrai travail !

 C’est LA condition sine qua none pour commencer à bien s’organiser quand on travaille de chez soi.

Considérer votre activité, l’entreprise que vous êtes en train de créer ou de développer, comme un vrai travail, est un préalable incontournable, y compris pour parvenir à organiser correctement son temps et gérer ses priorités.

Parce que si vous-même ne considérez pas votre activité comme un vrai travail à part entière, si vous n’êtes pas convaincue, au fond de vous, que ce que vous faites est un travail comme un autre, vous aurez des difficultés à faire comprendre aux « autres » (même inconsciemment) que c’est un vrai travail et logiquement, vous ne serez jamais prise au sérieux.

Qui sont « les autres » :

-       Votre mari, votre conjoint

-       Vos enfants

-       Votre famille (parents, frères et sœurs, …)

-       Vos amis / amies

-       Votre banquier, vos prestataires, vos clients, vos partenaires

-       Le boss ou les collègues de votre conjoint

-       Etc…

Pourquoi c’est important ?

Parce que si personne ne vous prend au sérieux, comment, par exemple, arriverez-vous à faire comprendre aux autres (enfants, mari, sœur, copine qui arrive à l’improviste pour prendre le café à l’heure du goûter, etc…), le moment venu, que vous avez à cet instant besoin de calme, ou encore besoin de vous isoler pour travailler (car il vous reste deux heures pour finaliser une proposition pour un client important et lui envoyer par email) ?

A mon sens, de ceci découle tout le reste, dont la gestion (ou plutôt la non gestion) des tâches ménagères sur ses heures de travail.

Est-ce que vous faites la vaisselle quand vous est au bureau ? Non !

Chez vous, quand vous travaillez (parce que vous travaillez, n’est-ce pas ?), c’est pareil. N’en déplaise aux « autres » ! »

Pour aller plus loin:

35 repères pour mieux travailler de chez soi.

 Retrouvez Diane Ballonad Rolland, consultante en organisation personnelle, chroniqueuse, blogueuse et… maman de 3 enfants sur :

Le Blog de Zen & Organisée ! (http://www.zen-et-organisee.com)

Zen & Organisée, dans ma vie professionnelle !(http://www.zen-et-organisee-dansmaviepro.com)

 





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Mademoiselle Caroline: « Je ne changerai de métier pour rien au monde »

 

« Ahahha, je viens de lire ce mail alors que je finis d’étendre ma lessive du jour, ayant fini mes premiers dessins…Je rigole doucement Oui oui oui, partante ! Balance « 

Voici la réponse que m’a donnée Caroline Capodanno aka Mademoiselle Caroline lorsque je lui ai proposé une interview  » Elle est freelance » et je crois que tout était dit. Mademoiselle Caroline, je l’aime d’amour depuis que je suis arrivée par hasard sur son blog  » Le journal d’en haut de Mademoiselle Caroline ». Graphiste et illustratrice, mère de trois enfants, fan de ski et exilée en Haute Savoie ( « le pays du Reblochon »), Mademoiselle Caroline a trouvé un temps mort entre deux machines et une illustration pour répondre à mes questions, et nous assurer que décidément non, grignoter n’aide pas à la concentration.

Bureau rangé de Mademoiselle Caroline

 Dis nous tout, Mademoiselle Caroline, es tu plutôt Ordi-coin de table ou espace de co-working? 

M.C: Je me suis installée (grâce à deux copains bricoleurs, jono et Frank, ) un vrai bureau dans le salon, qui est aussi la salle à manger et la cuisine car j’aime les grands espaces sans mur. Mon bureau est en face de la télé pour pouvoir mater des dvd en même temps que l’Homme car je bosse souvent le soir… et être toute seule dans un bureau la nuit aurait été trop déprimant… plus il y a de bruit, mieux je travaille… dans la journée, je vois aussi ce que font les enfants sans avoir à me déplacer de mon bureau.

Sorties d’école, varicelle, vacances scolaires, qui s’y colle?

M.C: A ton avis ? je suis free lance, c’est sur moi que ça tombe…  et c’est l’enfer… dans ces cas là, je suis super énervée car c’est TOUT LE TEMPS à ce moment là que tombe les boulots les plus importants… je me retrouve donc à travailler la nuit… tout le mois de juillet, et toutes les vacances scolaires. Ça me met dans une rage folle mais que reprocher à l’Homme qui ne peut pas prendre de vacances quand il veut ?

 C’est comment le partage des tâches ménagères chez toi?

M.C: Il a évolué depuis qu’on a des enfants car l’Homme a bien du réaliser que j’allais divorcer s’il ne mettait pas la main à la pate : ce sont nos enfants, donc on partage à deux la surcharge de travail que ça implique ,mais j’ai de le la chance, il aide beaucoup…

 3 trucs pour ne pas se laisser attendrir par les cris de la serpillère et rester concentrée ?

M.C: 1-Prendre un bureau en dehors de la maison… j’ai tenu 8 ans et je suis devenue folle à prendre des pauses avec mon aspirateur, don c j’ai pris un coin de bureau dans l’open space de la boite de mon homme (MNSTR) et c’est impec…. Comme ça j’ai l’impression d’être une vraie travailleuse : y’a une machine à café (même si je bois du thé), des gens qui racontent des conneries par-dessus leurs écrans, du chauffage en hiver, des copines avec qui aller manger des sushis à midi, et je suis obligée de m’habiller joliment le matin…

2- céder

3- prendre une femme de ménage ?

L’erreur de maman freelance que tu ne referas plus ?

M.C: S’imaginer qu’on travaille mieux en grignotant. J’ai pris 15 kilos en 10 ans (je viens de les reperdre je vous rassure)!

Quelles sont tes valeurs au travail?

M.C: Ne jamais être en retard dans les délais

Ne plus tenter de discuter une exigence d’un client

Bétonner mes contrats d’édition grâce à une avocate hyper pro

Toujours être agréable et de bonne humeur

Finalement, être maman freelance, vraie galère ou grand bonheur? 

M.C: C’est une vraie galère psychologique car il faut sans cesse lutter entre le boulot et les enfants et sa vie à soi MAIS je crois que c’est malgré tout inestimable de pouvoir accourir quand l’un a 40 de fièvre ou quand on doit accompagner une sortie vélo … et puis on peut aussi skier toute la journée (j’habite en montagne)et bosser la nuit si on en a envie, ce qui est un énorme privilège.

Etre maitre de son temps, organiser ses journée comme on veut… je ne changerai de métier pour rien au monde.

Retrouvez l’actualité de Mademoiselle Caroline sur son blog:  » Le journal d’en haut de mademoiselle Caroline ».

 

 



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Dominique Dufour, freelance heureux

 

 

D’accord, Dominique est un homme. Mais d’abord, ce n’est pas de sa faute. Ensuite, c’est une source inépuisable d’inspiration pour les freelances. Sa créativité est sans limites, et son sens du partage également. Entrepreneur enthousiaste et authentique, Dominique est consultant, enseignant, auteur, formateur, fondateur du blog du freelance, de la radio des freelances et du Café des freelances, Dominique représente l’exemple parfait du travailleur indépendant épanoui… qui ne s’arrête jamais. Son blog fourmille de  conseils (« comment trouver et fidéliser de nouveaux clients« ) d’interviews et de mini défis, un vrai concentré d’énergie que je prends avec mon café tous les matins, et vous?

Depuis combien de temps es-tu freelance? 

Sincèrement, j’ai toujours été freelance, y compris quand j’ai créé ma société et lors de mes passages dans le salariat : même dans ces moments-là, j’avais des clients à l’extérieur. Le freelancing, c’est plus fort que moi :)

Quel a été l’élément déclencheur? 

Cela s’est fait naturellement et en permanence, en fil rouge de mes autres activités.

Quels sont les principaux avantages à travailler en indépendant selon toi? 

Il y en a beaucoup, mais pour moi, les 3 principaux sont :

Choisir ses clients : si le projet d’un client qui m’a sollicité ne m’intéresse pas, j’ai la liberté de ne pas travailler avec lui. Et c’est ce que je fais régulièrement.

Entreprendre en permanence : si je décide le lundi de lancer une nouvelle activité, elle peut être lancée le jour même. Etre à son compte, c’est ne pas avoir besoin de lever le doigt ou monter une réunion pour faire avancer un projet. Créer est un devoir.

S’organiser : si je veux travailler le dimanche, c’est mon problème ; si je veux travailler pendant mes vacances aussi. Et si je ne veux ni travailler le dimanche ni pendant les vacances,… Bref, être à son compte, c’est beaucoup plus de travail que dans le salariat, mais c’est du travail qu’on peut mieux organiser en fonction de soi, de sa famille, de son style de vie,…

Tout le monde peut il s’installer comme freelance? 

Oui, évidemment. Il y a une vision romantique du freelance qui m’énerve un peu, et qui dit qu’il n’y a qu’une certaine catégorie de personnes qui peut devenir freelance : ceux qui ont un état d’esprit bien particulier, indépendant et libre. Et que si on ne l’a pas, eh bien, on ne peut pas se mettre à son compte. Je ne suis pas d’accord : a-t-on besoin d’un état d’esprit particulier pour vivre de sa passion ? Je pense que c’est tout simplement un choix, point. Plus difficile pour certains que d’autres, mais ce n’est qu’un choix. Après, évidemment, ce choix suppose de ré-agencer sa vie.

Peux tu citer 3 qualités qui sont, selon toi, absolument indispensables quand on souhaite s’installer? 

La motivation. L’esprit d’entreprendre. Le partage.

Selon toi, pourquoi est ce important de travailler selon ses valeurs, et quelles sont les tienne? 

Tes valeurs, c’est ta colonne vertébrale : si tu t’en écartes, tu as mal. Personnellement, les miennes sont :
l’indépendance : attention, indépendant ne veut pas dire seul ni solitaire – au contraire !
le partage : sans partage, on n’avance pas. Sans la volonté de donner, on passe à côté de merveilleuses opportunités.
l’innovation : innover, c’est un état d’esprit. L’innovation et la créativité se nichent dans les moindres recoins de nos expertises. A nous de les révéler, y compris (surtout ?) si cela va à l’encontre de ce qui se fait.
l’esprit d’entreprise : quand tout va bien, je suis positivement « inquiet ». Inquiet, car je me dis que ce qui marche aujourd’hui ne fonctionnera peut-être plus demain. Du coup, je lance en permanence de nouveaux projets. Certains ne donnent rien, et ce n’est pas grave, tandis que d’autres deviennent de nouvelles activités, qui remplacent celles qui battent de l’aile.

Si tu devais citer deux personnes qui t’inspirent qui seraient elles et pourquoi?

Seth Godin et Richard Branson. Le premier a changé plusieurs fois ma vie, notamment en me démontrant qu’il faut être persévérant et que créer en permanence est la seule façon de s’en sortir. Le second est l’illustration parfaite qu’un entrepreneur change des millions de vies, qu’il faut rêver pour avancer, et qu’il n’y a pas de limite.

Etre freelance te rend il heureux?

Oui, évidemment. Et quand on est freelance, le bonheur c’est très important : en étant heureux, vos clients le sentent dans vos prestations… Ce qui les rend heureux, aussi !

 

Pour aller plus loin:

Le blog du freelance :http://blog.freelance.com

 

 

 



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